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REGISTRES DU BUREAU
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CCCXXVI. — Lettres de Monseigneur l'Admirai,.
20 juillet 1553. (B fol. i69v°.)C)
Mess" les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris.
"Suivant ce je vous escripvay hier'2', le sr de Marivaulx va là pour prendre garde et avoir l'œil sur vostre fortificalion ; et quant à ce que m'avez faict en­tendre par vostre lettre du x vin" de ce moys'3), j'en ay conferé avecques led. sr de Marivaulx qui ordonnera ce qu'il verra estre necessaire, estant sur les lieux pour pourveoir aux accidents desquelz m'escripvez
et à toutes autres choses concernans le faict de vos-tred. fortification, ainsi que porte sa charge : qui me gardera de vous en escripre plus au long, adjous-tant seullement à la presente que je prie le Createur, Messieurs les Prevost des Marchans et Eschevins, qu'il vous ayt en sa garde.
"De Compiegne, ce xxejour de Juillet 1553.
"Vostre bon amy,
"Chastillon."
CCCXXVII. — Lettres du Rureau à Monseigneur l'Admiral.
Juillet 1553 W. (B fol. 170 r'.)
Monseigneur, "Sur le différend qui estoit estre les maistres des œuvres de maçonnerye et charpenterie de ceste ville de Paris, touchant l'assiette du fondement du boulvert où l'on veult commencer à besongner de maçonnerye pour obvier à la cheute et descombre-ment des terres, savoir si l'on se contenteroit de plateformes tant asserroit (sic) des pillotis ct plate­formes par dessus, ou si l'on se contenteroit de pla­teformes tant seullement; lesd, maistres des œuvres estans sur les lieux, les ayans sondez et visitez, après serment solempnellement par eulx faict, ont baillé leur rapport par escript, par lequel ilz se treuvent contraires et en diversité d'opinions ; car les ma des œuvres de maçonnerye se contantent des plateformes sans pillotis, ceulx de charpenterie sont d'avis con­traires et demande pillotis et plateformes : dont nous n'avons voullu faillir vous advertir.
"Et comme nous faisons tout ce qui nous est possible pour l'advancement de nostre œuvre de re­couvrement des deniers qu'il y fault employer, à quoy nous sommes merveilleusement empeschez, et y a infiniz cryries et tempestes plus que ne vous saurions dire ne escripre.
" Monseigneur , "Pour autant que me Thomas'5' désirerait fort de vous veoir et de vous faire entendre tout ce qui a esté faict et qui se peult faire cy après et ce qu'il en oyt dire tous les jours, estant en deliberation d'en­voyer homme exprès par devers vous pour cest effet, par ce qu'il s'est offert y aller luy mesmes, il nous a semblé bon de luy bailler la presente et que sommes asseurez qu'il vous fera tout entendre le discours de ce qui a esté faict, nous ne vous ferons plus longue lettre t6). n
CCCXXVIII. — Mandement à Mons' de Lodon.
20 juillet i553. (B fol. 170 v°.)
"Monsrde Lodon, nous vous prions affectueuse­ment voulloir signer le roolle de cotisation du quartier Gohory, dont vous avez esté l'un des Commisseres, affin que led. Gohory puisse retirer les deniers y contenuz; aultrement demeureroient en relardation,
el nous en conviendroit advertir le Roy, à nostre grant regret et desplaisir. Vous avez esté adverty des lettres patentes du Roy qu'il nous a envoyées, par lesquelles il mande que, au reffuz de signer les roolles de lad. cotisation par les Commissaires qui
O Au Registre, ce document vient après l'article ci-dessous CCCXXXII, en date du 24 juillet. '2) Les lettres de l'Amiral, auxquelles renvoie ce passage, n'ont pas été transcrites aux Registres. '3' Lettres du Bureau : art. ci-dessus CCCXX.
"' Ce document n'est pas daté; nous le laissons à la place qu'il occupe dans le Registre, pour la même raison qui a été donnée déjà en pareil cas; voir ia note 3 de la page 181. (-) Thomas le Lorrain, l'un des Echevins. "> Vient ensuite, au Registre, le Mandement du 20 juillet : ci-dessous art. CCCXXVIII.